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MEMORIAL
DU MARECHAL LECLERC DE HAUTECLOCQUE ET DE LA LIBERATION DE PARIS |
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allée de la 2e DB |
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| La 2e Division
Blindée,
La Division Leclerc
"Mes officiers et moi-même ne poursuivons qu'un seul but : la grandeur nationale. Nous sommes prêts à nous effacer dès qu'il le faudra" Leclerc
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Issu de la noblesse picarde, Philippe de Hauteclocque (22 novembre 1902-28 novembre 1947) choisit la carrière des armes. Après s'être distingué durant la campagne de France, capturé, évadé, il gagne Paris et décide, en dépit de l'armistice, de poursuivre le combat. Il rejoint Londres où le général de Gaulle le charge avec Pleven et Hettier de Boislambert de rallier l'AEF à la France Libre : Leclerc accomplit sa mission avec le ralliement du Cameroun le 28 août, puis le 10 novembre avec la conquête au Gabon. Devenu commandant militaire du Tchad, Leclerc s'empare de Koufra, le 1er mars 1941, et prononce le lendemain, ce qui sera appelé par la suite, " le serment de Koufra " : " Nous jurons de ne déposer les armes que lorsque nos belles couleurs flotteront sur la cathédrale de Strasbourg ". En 1941-1942, Leclerc mène avec succès une série d'opérations contre les oasis italiennes du Fezzan (sud-ouest de la Libye) et réalise la liaison le 26 janvier 1943 avec le général Montgomery, commandant la 8e armée britannique dont il dépend pour la campagne de Tunisie. La colonne Leclerc prend alors le nom de " Force L ". Devenue la 2e Division française libre à Sabratha près de Tripoli, elle s'enrichit de la 1ère compagnie de chars et du 1er régiment de marche de Spahis Marocains. La constitution du Comité Français de Libération nationale le 3 juin 1943, scellant l'entente de Giraud et de De Gaulle, achève l'organisation des forces françaises. La 2e DFL devient officiellement la 2e DB qui fait mouvement vers Témara au sud de Rabat au Maroc. |
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C'est là, pour bénéficier des sites proches de débarquement des matériels américains et des zones d'entraînement, que la 2e DB prend sa véritable dimension de grande unité blindée. Leclerc doit compléter ses effectifs et trouver 12 000 hommes en intégrant des unités complètes ; soldats de l'Armée d'Afrique fidèles jusqu'au 8 novembre 1942 au maréchal Pétain, volontaires féminins, évadés de France par l'Espagne. La division est équipée et instruite par les Américains. En avril 1944, elle embarque pour l'Angleterre conformément à une promesse d'Eisenhower à de Gaulle fin décembre 1943, suivant laquelle une division française débarquerait et entrerait dans Paris. Leclerc adopte un insigne pour sa division : la Croix de Lorraine sur la carte de France. Dans le Yorkshire, la 2e DB parfait son entraînement, puis débarque le 1er août à Utah Beach (Saint-Martin de Varreville). Leclerc y est accueilli par le général Walker, commandant le XXe CAUS. |
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La 2e DB prend part aux combats de Mortain, libère Alençon le 12 août, Ecouché le 13 et se distingue lors de la fermeture de la poche de La Falaise. Les combats ont été rudes et les pertes sévères : 133 tués, 648 blessés et 85 disparus. A partir du 13 août, la 2e DB attend dans la région d'Argentan tandis que les forces américaines amorcent le contournement de Paris, au nord et au sud. Finalement, Eisenhower, commandant en chef des forces alliées, donne l'ordre dans la soirée du 22 août à Leclerc, de " foncer " sur Paris. Précédé par le détachement du capitaine Dronne le 24 août, les différents groupements obtiennent, le lendemain, la reddition des garnisons allemandes tandis que Von Choltitz, commandant du Gross Paris, se rend au général Leclerc. De Gaulle rejoint Leclerc à Montparnasse avant de prononcer son célèbre discours à l'Hôtel de Ville. La 2e DB a rapidement libéré Paris et son arrivée est un symbole effaçant la honte de l'occupation allemande depuis le 14 juin 1940. Le 26 août, jour du défilé, un groupement de la 2e DB doit gagner Le Bourget pour repousser la contre-attaque de la 47e Division Allemande. La 2e DB est engagée toute entière du 27 au 30 et les pertes sont à nouveau lourdes. |
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A partir du 10 septembre , la 2e DB reçoit Epinal comme objectif. Le 13 septembre, elle se heurte aux chars de la 112e Panzerbrigade et les arrête au village de Dompaire. Continuant sa progression, elle s'oppose à l'ennemi aux pieds des Vosges mais en profite pour prendre Baccarat par surprise. Puis c'est la poussée vers l'est avec la prise de Badonviller le 17 novembre. Par une manœuvre magistrale, la ville de Strasbourg est libérée le 23 novembre. Le serment de Koufra est tenu. A la fin de l'année, la 2e DB est renvoyée en Lorraine, puis rattachée à la 1ere Armée du général de Lattre. Après la prise de Grussenheim le 28 janvier 1945 elle est mise au repos à Châteauroux, tandis qu'une partie de la division aux ordres de Langlade est envoyée à Royan pour aider Larminat à réduire la poche du 15 au 17 avril. |
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La 2e DB prend part au combat final en Allemagne, avec la prise de Berchtesgaden, et du réduit d'Hitler en haute montagne, le 5 mai. |
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Regroupée non loin de Dachau, la division participe à l'aide aux déportés. Le 19 mai, lors de la prise d'armes à Kloster-Lechfeld, de Gaulle remet au général Leclerc les insignes de Grand-Croix de la Légion d'honneur. |
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Le 22 juin, appelé à d'autres missions, Leclerc confie sa valeureuse division à son successeur, le colonel Dio. |
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(communiqué de presse de l'exposition/1996) |
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La 2e Division Blindée,
créée en août 1943, appelée par les Parisiens, " la Division Leclerc ", parfois même " l'Armée Leclerc ", illustre les liens profonds unissant les " gars de la 2e DB " à leur chef, le général Leclerc, l'un des premiers officiers à avoir rejoint le général
de Gaulle à Londres en juillet 1940. (préface du catalogue d'exposition, La 2e Division Blindée, la Division Leclerc 24 août 1943-22 juin 1945, Ed. Paris Musées, 1996) |
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La mise sur pied de la 2e DB, septembre 1943 - avril 1944 |
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Le principe de la participation de la 2e DB au débarquement en France étant acquis depuis décembre 1943, la décision de son transfert en Grande-Bretagne est communiqué au général Giraud le 5 avril par le commandement allié avec préavis dans la même journée au général Leclerc. L'embarquement des personnels et matériels se déroule du 10 avril au 20 mai dans les ports de Casablanca et Mers-el-Kébir avec pour destination finale la région de Hull (Yorkshire) où les premiers éléments arrivent le 28 avril. Leclerc les a précédés, ayant quitté le Maroc le 18. Il installe son PC à Dalton Hall à partir du 15 mai. Une inspection générale du 10 au 12 juin vérifie rapidement les dotations et les besoins de la DB, avec renfort des manquants. Le 28 juin, Patton, commandant désigné de la future 3e armée US, vient visiter la 2e DB. Les deux chefs peuvent mesurer leurs identités de vues sur l'emploi des blindés. Le 3 juillet, à Dalton Hall, le général Koenig remet leurs drapeaux ou étendards aux RMT, 501e RCC, 12e RCA, 1er RMSM et 13e bataillon du génie. C'est aussi à cette occasion que Leclerc fait distribuer à chacun l'insigne de la 2e DB (...). (Extrait du catalogue d'exposition, Christine Levisse-Touzé et Jacques Vernet, La 2e Division Blindée, la division Leclerc, Paris Musées, 1996) |
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La division Leclerc est constituée d'éléments très divers. Notons aussi la présence de femmes au sein du 13e bataillon médical avec trois sections d'ambulances. (...) La section des Rochambelles a été formée aux Etats-Unis par une américaine, le commandant Florence Conrad, qui l'a dénommée "Groupe Rochambeau" en mémoire de la participation du général français lors de la guerre d'indépendance américaine. Conrad le propose à Leclerc qui l'accepte. (Extrait du catalogue d'exposition, Christine Levisse-Touzé et Jacques Vernet, La 2e Division Blindée, la division Leclerc, Paris Musées, 1996) |
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Les combats de la 2e DB, 1er août 1944 - 8 mai 1945 |
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Le vendredi 25 août 1944, le groupement Billotte se dirige directement sur la préfecture avec ordre d'intervenir sur les Tuileries, la Concorde et l'hôtel Meurice. (...). A 10 heures, le colonel Billotte a envoyé un ultimatum à Von Choltitz, le commandant allemand du Gross Paris. Sans réponse, il décide d'attaquer son QG. Au passage, la Kommandantur, place de l'Opéra est enlevée. Von Choltitz capitule. Conduit à la préfecture de police, il signe la convention que lui tend Leclerc, en présence de Chaban-Delmas, de Rol Tanguy, de Luizet et de Kriegel-Valrimont. La capitulation signée, il faut la rendre effective. Von Choltitz est transporté au PC de la gare Montparnasse où il signe une vingtaine de cessez-le-feu destinés aux autres points d'appui allemands. Des équipes mixtes partent : un officier allemand accompagné d'un officier français porte à chaque réduit l'ordre de reddition signé par Von Choltitz.(...). Leclerc accepte, à la demande de Chaban, que Rol-Tanguy, ayant pris une large part dans les combats en tant que chef des FFI, signe une des appliations de la convention de reddition. (Extrait du catalogue d'exposition, Christine Levisse-Touzé et Jacques Vernet , La 2e Division Blindée, la division Leclerc, Paris Musées, 1996) |
Extrait de la convention de reddition conclue le 25 août 1944 entre le colonel Rol Tanguy, commandant des FFI d'Ile de France et le général Leclerc, commandant la 2e DB d'une part et le général von Choltitz, commandant militaires des forces allemandes dans la région de Paris d'autre part. |
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ORIENTATION BIBLIOGRAPHIQUE Les ouvrages en bordeaux sont consultables au Centre de documentation et de recherche du Mémorial Leclerc - Musée Jean Moulin
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COMPAGNON, général, Leclerc, Maréchal de France, Ed. Flammarion, 1994 |
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DANSETTE, Adrien, Leclerc, Ed. Flammarion, 1952 |
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Fondation du Maréchal Leclerc de Hauteclocque, Le général Leclerc et l'Afrique française libre, 1989 |
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GAULLE, Charles de, Mémoires de guerre, l'Appel, l'Unité, Ed. Plon, 1959. Le général Leclerc vu par ses compagnons de combat, Ad. Alsatia, 1948 |
| LEVISSE-TOUZE, Christine, (sous la direction de), Du capitaine de Hauteclocque au général Leclerc, actes du colloque organisé par le Mémorial Leclerc-Musée Jean Moulin, Complexe, 2000 |
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MARTEL, André, GOURMEN, Pierre, Leclerc, un homme, un chef, une épopée, Ed. Lavauzelle, 1987 |
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MASSU, Jacques, Sept ans avec Leclerc, Ed. Plon, 1974 |
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VERNET, Jacques, Le Réarmement et la Réorganisation de l'armée de terre française, 1943-1946, Ed. Shat, 1980 |
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VEZINET, général, Le général Leclerc, Ed. J'ai lu, 1984 |