| Brésil baroque, entre ciel et terre |
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PARCOURS DE L'EXPOSITION |
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Vue générale du sanctuaire du Bon Jésus de Matozinhos |
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Introduction Les influences
et la découverte Le Brésil du sucre La deuxième partie présente, ce quon peut appeler " Le
baroque de la côte " de Belém à Rio de Janeiro aux XVIIe et XVIIIe siècles. |
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![]() Saint Esprit Museu de Arte Sacra São Paulo Bois polychrome XVIIe siècle © Ferrante Ferranti |
![]() Oratoire avec deux figures de saintes Museu do Oratorio - Ouro Preto Bois polychrome XVIIIe siècle © Ferrante Ferranti |
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Le Brésil de lor La troisième partie est consacrée à lart du Minas Gerais. Cette région intérieure du Brésil entre dans lhistoire à partir de la découverte de lor en 1698 ; elle est caractérisée par la fondation de nouvelles villes, par une population plus mobile et plus mélangée quau nordeste (lesclavage est moins répandu) et par une vie religieuse fondée sur les paroisses et les confréries (les ordres religieux sont interdits), spontanément créées par les fidèles en fonction de clivages professionnels, sociaux et raciaux. Cette situation favorise le développement dun art religieux qui échappe à la tutelle rigide des moines et répond directement à la sensibilité de la population. Tandis que la série daquarelles de Miranda évoque la pénétration des Paulistas dans les régions encore occupées par les Indiens, les sculptures polychromes, les anges, les colonnes, les pièces dargenterie et dorfèvrerie, se conjuguent de manière magique avec lélégance et la grâce des églises dOuro Preto, Mariana, Sabarà, Tiradentes et São João del Rey. |
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![]() Apparition du Christ ressuscité à Marie-Madeleine Attribué à Manuel Iñacio da Costa Museu de Arte Sacra Salvador de Bahia Bois polychrome XVIIIe siècle © Ferrante Ferranti |
![]() Sainte Madeleine Franscisco Xavier de Brito Museu de Arte Sacra São Paulo Bois polychrome XVIIIe siècle © Ferrante Ferranti |
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LAleijadinho et lapothéose du baroque brésilien La quatrième partie montre lapothéose de lart baroque du Brésil avec une personnalité exceptionnelle, lAleijadinho (1730-1814) qui, avec son tempérament ardent, incarne le dynamisme, les tensions et les contradictions de la société coloniale et en particulier, de cette société minière, née sous le signe de laventure et de la passion. Antonio Francisco Lisboa dit lAleijadinho, avec sa formation, son talent et sa souffrance physique (il perdit lusage de ses mains et de ses jambes à lâge de 30 ans, doù son surnom de lAleijadinho " le petit estropié ", résume et transcende toute la culture plastique et religieuse du Brésil colonial, pour la transmettre comme une merveilleuse fleur au Brésil indépendant, dont il fut presque le contemporain. On peut dire que, dans ses sculptures monumentales comme dans ses statues de dévotion, lAleijadinho pousse à lextrême lhéritage et les traditions de lart colonial : la vivacité démonstrative des formes, lexpressivité des visages, lample registre des sentiments et des passions, la force du message spirituel. Quelques photographies des églises révéleront le génie de larchitecte qui, par le jeu subtil des lignes, les courbes élégantes, les tracés en ellipse, les façades qui ondulent avec délicatesse et les tours qui participent à ce mouvement de danse où la pesanteur paraît avoir disparu, atteint la perfection dans les plans et les élévations de ses églises du Minas Gerais. |
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![]() Vierge des sept douleurs Franscisco Lisboa dit l'Aleijadinho Museu de Arte Sacra São Paulo Bois polychrome XVIIIe siècle © Ferrante Ferranti
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| Des Jésuites à lindépendance La dernière partie est divisée en deux sections. La première
évoque lart qui sest développé avec les missions jésuites sur le
territoire de lancienne province du Paraguay. Cest ainsi que lexposition peut présenter des uvres
en provenance notamment de léglise de São Miguel construite par les jésuites
dont lOrdre fut interdit en 1767, interdiction qui entraîna la disparition de
nombreux édifices et uvres dart. Elles constituent donc un témoignage direct de lart " missionnaire " au sens propre du terme ; la religiosité profonde, lémotion contenue, la spiritualité sincère dont elles sont imprégnées, sont une preuve de la valeur de luvre civilisatrice des Jésuites qui ont laissé à leurs protégés toute liberté pour sexprimer dans un langage formel correspondant à leur sensibilité, à leurs traditions et à leur vision du réel. La deuxième section présente des sculptures de Mestre Valentim da Fonseca e Silva (c. 1750-1813) dont les créations prolongent avec beaucoup délégance et de finesse les modalités du baroque jusquau début du XIXe siècle. [ autres documents | haut | précédente | retour ] |
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