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Levisse-Touzé, C.," Le
mémorial du Maréchal Leclerc de Hauteclocque et de la Libération
de Paris et Musée Jean Moulin", in, Conflits actuels,
revue d'étude politique, Centre d'études et de diffusion
universitaires, n° 7, printemps 2001, pp. 153-156
Montparnasse,
un lieu chargé de symboles... L'implantation
du Mémorial Leclerc-Musée Jean Moulin à Montparnasse est chargée
de symboles : lieu du poste de commandement du général Leclerc à son arrivée à Paris
le 25 août 1944, de la signature des ordres de cessez-le-feu
par le général von Choltitz, et de la signature par le colonel
Rol-Tanguy, chef des FFI d'Ile-de-France, d'un exemplaire de
la reddition signée auparavant à la Préfecture de Police, et
première étape du général de Gaulle à Paris ; c'est aussi le
quartier de prédilection de Jean Moulin, amateur d'art.
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Ces deux
musées ont pour origine la donation des collections du fonds historique
de la Fondation du Maréchal Leclerc jusqu'alors conservées au quartier
Gramont à St-Germain-en-Laye, à la Ville de Paris - Jacques Chirac,
alors Maire de Paris, s'étant engagé à créer un Mémorial consacré à l'histoire
du général Leclerc - et le legs d'Antoinette Sasse, une amie de
Jean Moulin qui avait posé comme condition de réaliser un musée
ainsi dénommé " Musée Jean Moulin ". Ces origines juridiques expliquent
ce long intitulé.
Un conseil
scientifique composé d'historiens spécialistes
de la Seconde Guerre mondiale constitué dès cette époque,
a assisté le directeur de ces deux musées dans la phase
préparatoire de réalisation des programmes historiques
et l'architecte muséographe, Jean-Jacques Raynaud de
l'Agence Repérages désigné par consultation pour transposer
ce programme sur le plan muséographique. Le Conseil continue
d'être sollicité pour l'élaboration du programme scientifique:
expositions, colloques. Le
Mémorial-Musée
se veut un lieu d'échanges, de documentation, de réflexions
et de recherches ouvert à tout public, institutions, associations,
chercheurs, enseignants, scolaires.
L
'histoire et la muséographie ont présidé à cette réalisation avec pour objectif
de répondre à la fois au grand public, aux scolaires, mais également
aux connaisseurs et aux témoins. La muséographie intégrant
les dernières évolutions techniques a été pensée pour tenir
compte de l'apport de nouveaux objets, documents et de l'évolution
des travaux historiques sans bouleversement notable du Mémorial-Musée.
Dans un style sobre, la muséographie a privilégié l'authenticité des
objets en évitant les reconstitutions. Le Mémorial-Musée
retrace l'action de deux figures emblématiques de la Seconde
Guerre mondiale, le général Leclerc, le Français libre et Jean
Moulin, le chef de la Résistance intérieure. L'action de l'un
et de l'autre a été mise en perspective dans un parcours périphérique
expliquant pour le premier, le contexte extérieur de la Seconde
Guerre mondiale sous trois aspects : les Forces Françaises
Libres, les Alliés, l'Axe (c'est-à-dire les belligérants, Rome,
Berlin, Tokyo) ; pour le second, en montrant le contexte intérieur
de la France : les Résistances, Paris, Vichy et l'occupant.
Le visiteur peut découvrir à son gré, le parcours central puis
le parcours périphérique ou sinuer entre les vitrines, du centre
vers l'extérieur .
Des objets symboliques,
vareuses de Leclerc en Afrique et en Indochine, casque colonial,
canne. Eaux-fortes illustrant les poèmes de Tristan Corbière
réalisées par Jean Moulin, brouillon de message codé, et pour
les contextes, affiches de propagande alliées, journaux clandestins,
tracts, affiches de propagande de Vichy, jalonnent ces parcours.
Les audiovisuels présentant des témoignages et des images de
guerre, de nombreuses cartes, permettent au visiteur de suivre
l'évolution de la guerre.
Pour la salle de
la Libération de Paris, l'architecte-muséographe eut l'idée
d'exploiter le mur ellipsoïdal -ces musées ayant été crées
dans un bâtiment existant- en réalisant un mur d'images, faisant
plonger le visiteur dans le Paris occupé, le Paris insurgé,
enfin le Paris libéré par la 2ème Division Blindée avec l'appui
de la 4ème Division d'infanterie américaine. Cette présentation
est constituée de quatorze écrans où sont projetées des images
d'archives fixes et animées.
(Extrait
du communiqué de presse / 2002 / Ville de Paris) |
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