Le
Mémorial est le fruit de la donation du fonds historique de la
Fondation Maréchal Leclerc de Hauteclocque à la Ville de Paris
acte signé entre les notaires de la Fondation de France et de la
Ville de Paris dans le bureau de Jacques Chirac en mai 1994. Cette
décision prise par le Maire de Paris, après des négociations menées
par le président Philippe Peschaud en vue de réaliser à la charge
de la Ville de Paris, un mémorial pour honorer l'histoire du libérateur
de la capitale comme celle de l'insurrection et de la libération
de Paris. Indépendamment de ces négociations, Antoinette Sasse,
une amie de Jean Moulin, léguait tous ses biens mobiliers et immobiliers à la
Ville de Paris pour réaliser un Musée Jean Moulin.
En septembre 1991, responsable
du budget d'investissement de la direction des Affaires culturelles
de la Ville de Paris et ayant soutenu ma thèse de Doctorat d'Etat
en histoire sur l'Afrique du nord dans la Seconde Guerre mondiale,
mon directeur de l'époque, Bruno Racine, -actuel Président du Centre
Georges Pompidou- me confia la mission de mettre en place ces deux
musées. A l'origine, le Musée Jean Moulin devait être réalisé dans
l'immeuble légué par A. Sasse au 133 rue de l'Université dans le
7ème arrondissement. Mais les contraintes de copropriété et les
difficultés techniques dues à un bâtiment ancien et non conçu pour
accueillir un musée, nous amenèrent avec le maître d'œuvre, Jean-Jacques
Raynaud architecte à l'agence Repérages, à soumettre aux autorités
municipales, - entre - temps Jean-Jacques Aillagon avait succédé à Bruno
Racine - ainsi qu'au président Peschaud l'idée d'installer le Musée
Jean Moulin, à côté du Mémorial Leclerc, la libération de Paris étant
le résultat de la convergence de l'action de la division Leclerc
aidée de la 4ème division américaine et de la Résistance intérieure.
Le président Peschaud comprit l'importance des enjeux historiques
et donna son accord aux autorités municipales.
Cette idée tout à fait
novatrice à l'époque de rassembler en un même établissement, deux
musées, le premier consacré à un Français Libre engagé dès juillet
1940 auprès du général de
Gaulle, combattant à l'extérieur et un Résistant, préfet s'opposant aux Allemands
dès le 17 juin 1940, est un des atouts du Mémorial - Musée. Sa particularité est
de retracer l'histoire de trois Compagnons de la libération : Philippe Leclerc
de Hauteclocque (6 mars 1941), Jean Moulin (17 octobre 1942) et Paris (2 avril
1945).Dans cette oeuvre, le
programme historique que j'ai établi, a été validé à toutes les étapes par les
membres du Conseil Scientifique, historiens-spécialistes reconnus de la Seconde
Guerre mondiale, de la Résistance ou de la Révolution nationale . Dans la conception
muséographique et en accord avec l'architecte, les reconstitutions et effets
de scène divers ont été exclus parce que cette période dramatique exige une présentation
sobre et digne pour rappeler les sacrifices consentis. Afin de souligner la dimension
humaine de cette période, la présentation de documents originaux et d'objets
a été privilégiée afin de mieux restituer l'émotion. La muséographie a été conçue
pour tenir compte de l'apport de nouveaux objets : depuis 1994, des dons et des
acquisitions ont enrichi les collections du
Mémorial-Musée. En cette fin d'année 2002, des vitrines neuves données par le
Musée Cernuschi en cours de rénovation, ont été installées dans le Mémorial Leclerc
et de la libération de Paris pour présenter les objets rentrés de l'ancien musée à Saint-Germain-en-Laye,
et qui émeuvent le public. Depuis son installation en 1994, le
Mémorial-Musée, grâce à ces dons, a gagné en présentation plus chaleureuse souci
depuis l'origine des Anciens de la Division Leclerc.
Les parcours muséographiques
ont été conçus pour mettre en perspective l'action du Français
libre, Leclerc et du chef de la Résistance, Jean Moulin. L'engagement
du capitaine de Hauteclocque auprès du général de Gaulle et qui
choisit à ses côtés l'aventure incertaine en devenant Leclerc,
ne peut se comprendre qu'en replaçant son action dans le contexte
de la France libre et de la Seconde Guerre mondiale, les Alliés,
les ennemis, Allemagne, Italie, Japon. En effet, Leclerc entreprend
Cet établissement est aussi un outil pédagogique pour les enseignants,
les élèves et les étudiants. Un service éducatif dirigé par une
enseignante, permet de renforcer les liens avec les Académies de
Paris, de Versailles et de Créteil. Des sessions de formation sont
organisées en liaison avec le Musée de l'Armée pour les enseignants.
Trois conférencières assurent les visites - commentées pour les
groupes de scolaires, comme les groupes d'adultes ou d'anciens
combattants. Un professeur agrégé en retraite, M. Goglin apporte
son aide bénévole en tant que de besoin aux visites de groupes.
L'expérience de huit années de fonctionnement de notre établissement
a montré que les élèves dont les origines peuvent être diverses,
retrouvent leurs racines au travers de l'histoire de ces deux grands
hommes, Leclerc et Moulin : le rassembleur d'hommes au sein de
la 2e DB et le préfet qui défend le 17 juin, l'honneur des troupes
sénégalaises. la reconquête des oasis italiennes depuis le Tchad rallié à la
France libre, en liaison les Britanniques. De la même façon, l'action
de Jean Moulin ne peut se comprendre qu'en montrant le contexte
de la France de 1940 à 1944 et en évoquant les actions des Résistants
: actes individuels et collectifs, Paris sous tous ses aspects,
occupation, collaboration, résistance, enfin, l'occupant et le
gouvernement de Vichy.
Cet établissement est
aussi un outil pédagogique pour les enseignants, les élèves et
les étudiants. Un service éducatif dirigé par une enseignante,
permet de renforcer les liens avec les Académies de Paris, de Versailles
et de Créteil. Des sessions de formation sont organisées en liaison
avec le Musée de l'Armée pour les enseignants. Trois conférencières
assurent les visites - commentées pour les groupes de scolaires,
comme les groupes d'adultes ou d'anciens combattants. Un professeur agrégé en retraite, M. Goglin apporte son aide bénévole en tant
que de besoin aux visites de groupes. L'expérience de huit années
de fonctionnement de notre établissement a montré que les élèves
dont les origines peuvent être diverses, retrouvent leurs racines
au travers de l'histoire de ces deux grands hommes, Leclerc et
Moulin : le rassembleur d'hommes au sein de la 2e DB et le préfet
qui défend le 17 juin, l'honneur des troupes sénégalaises.
Le colonel Courdesses,
Robert Lauga, Charles Pégulu de Rovin et Edith Vézy peuvent compléter
les visites en apportant leurs témoignages. Ils tiennent une permanence
au Mémorial - Musée du lundi au vendredi. Ils apportent leur concours à l'équipe
du Centre de documentation sur des questions très spécifiques,
aux chercheurs comme auprès du directeur pour les expositions temporaires
concernant le général Leclerc. Enfin ils maintiennent le lien avec
les Anciens, soucieux de trouver des renseignements sur leurs parents
et de donner des objets.