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Infos
pratiques :
Maison de Balzac
47, rue Raynouard
75 016 Paris
métro Passy / La Muette
RER C : Radio France - Kennedy
Bus : 32, 52, 70, 72
ouvert tous les jours sauf lundi
et jours fériés,
de 10h à 18h.
tarifs :
plein tarif : 3,30 € (22 FF)
tarif réduit : 2,20 € (15 FF)
tarif jeune (14 à 26 ans inclus) : 1,60 € (11
FF)
GRATUIT pour les jeunes jusqu'à 13 ans inclus.
Visites-conférences
:
s'adresser à Lina Césaire au
01 55 74 41 80
Contacts
presse :
Direction des Affaires
Culturelles de la Ville de Paris
Danièle Guyot
tél : 01 42 76 65 66
Florence Deluol
tél : 01 42 76 67 92
fax : 01 42 76 67 33 Catalogue
d'exposition :
Un catalogue est
en vente à la librairie du musée :
Aurelle (Cédric). - Quel meilleur endroit ?.
- Paris : Paris-Musées, 2002. - 8 p. - 10 €
Une édition spéciale du Journal de Rome
de Didier Courbot est insérée dans le catalogue
et peut en être séparée.
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Interventions d'artistes à la Maison de Balzac
Du 11 décembre 2002 au 16 mars 2003
Commissaire de
l'exposition : Cédric Aurelle
La Maison de Balzac invite une dizaine d'artistes à intervenir dans ses murs dans le cadre de l'exposition
Quel meilleur endroit. Cette exposition, conçue spécifiquement pour ce lieu, propose une réflexion sur différentes problématiques rencontrées par le visiteur lors de son passage dans cette maison d'écrivain. Intégrées au parcours du musée, interventions
in situ et œuvres recontextualisées s'immiscent dans le discours construit autour du personnage et de son œuvre. Ce sont autant de suggestions faites au visiteur de s'interroger sur les questions d'espace privé et d'espace public, sur la notion de " monde intérieur " de l'écrivain au sens propre comme au sens figuré, sur le temps du lieu et le temps de la fiction, sur le rapport de ce lieu au monde extérieur. Pensée dans un dialogue permanent avec le lieu et ses caractéristiques, cette exposition n'est toutefois ni un hommage rendu à Balzac, ni une tentative de démonstration de l'actualité de l'écrivain par le prolongement que pourraient en faire les artistes dans leurs œuvres.
Quel meilleur endroit est une question posée au visiteur sur les possibilités qui sont les siennes de s'approprier le lieu le temps de la visite et d'y projeter ses propres fictions.
Depuis la rue, le visiteur est interpellé par une œuvre monumentale :
AAA Corp. SONAR (2001). Présenté par le groupe d'artistes
AAA Corp., ce radar de 8 mètres de hauteur met en relation le passant avec le lieu et fait pénétrer, par la diffusion de sons dans la maison, le bruit de la ville dans l'intimité de l'espace domestique.
Dans la maison, le visiteur est accueilli par l'œuvre de Felix-Gonzalez-Torres
Untitled (1989-90). Deux piles d'affiches blanches sont présentées
côte à côte ; sur l'une est écrite la phrase " Somewhere
better than this place. ", sur l'autre " Nowhere better than this place. ".
Cette proposition contradictoire en forme d'aller retour évoque
le mouvement initiatique propre au voyage. Les affiches sont mises à la
disposition du visiteur et constituent un espace blanc dans lequel celui-ci
peut faire ses propres projections.
Le voyage imaginaire du visiteur peut se poursuivre dans le Journal de Rome de
Didier Courbot, une série de clichés de l'azur romain. Une édition de 8 pages de ce journal a été réalisée spécialement pour le catalogue de l'exposition.
Avec son travail sur La Canne de Balzac, Patrick Corillon fait référence à la notion de " paysage intérieur " de l'artiste. Balzac aurait, selon lui, mis des scarabées dans la fameuse canne qu'il utilisait lors de ses promenades. Trempé dans de l'encre, le scarabée restituait ensuite sur le papier les images des mouvements de sa pensée. Ces dessins de scarabées sont présentés au visiteur.
La maquette du B.A.I. (Bureau d'Activités Implicites)
de
Tatiana Trouvé, est la modélisation de son monde de pensées et d'œuvres potentielles. Ce bureau fédère les différents champs de cette pensée que matérialisent des modules : les archives, la mémoire, l'oubli, l'attente, l'administration, … Cette maquette renvoie à la Maison comprise comme l'univers intérieur (à la fois domestique et littéraire) de l'écrivain.
De leur côté, Christophe Berdaguer et Marie Péjus présentent
Les Maisons qui meurent, une série de huit projets conçus en collaboration avec un architecte. Ces maisons, à l'inverse de la Maison de Balzac, sont conçues pour s'autodétruire en fonction, notamment, de paramètres liés aux occupants.
Dans son projet intitulé Homme assis, François Durif s'intéresse aux occupants actuels du lieu : les agents de surveillance auxquels il fait allusion dans le cadre d'une performance filmée sur l'île aux Cygnes. Il occupe pendant une journée la fonction absurde de gardien de cette île. Entre intérieur et extérieur, ce travail mélancolique propose une réflexion sur la production du temps de la pensée.
Du café est une intervention de Bertrand Georges
conçue à partir de la cafetière de Balzac : il dispose dans la maison des tas de café en grains. L'odeur domestique du café diffusée dans toute la maison rappelle au visiteur le paradoxe de ce lieu à la fois institutionnel et intime et soulève la question de la nature d'un regard public et anonyme sur cet intérieur. Si la canne était une allusion au dandy, au personnage en représentation, le café, c'est le carburant nécessaire au travailleur acharné, reclus dans son monde intérieur.
Enfin, après avoir effectué un voyage imaginaire dans le Paris campagnard du 19ème siècle, le visiteur est rappelé dans le présent, voire projeté dans le futur.
Nicolas Moulin présente en effet Vider Paris, une projection d'images des artères de la capitale retouchées numériquement et sur lesquelles ont été condamnés les premiers niveaux de tous les immeubles à l'aide de parois de béton. Le voyage imaginaire du visiteur s'arrête ici par un retour dans la projection d'une ville désormais hostile.
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