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Après le 6 juin 1944


 
   
     
 

Les Institutions / Les Forces alliées / La mobilisation des Parisiens


 
     
 

 

 

 
 
     
La 2e DB et le général Leclerc
 
 


 
 

 

L’unité chargée de faire entrer de Gaulle dans Paris, pour y affirmer la souveraineté française, est la 2e DB. Son commandant, le général Leclerc, compagnon de la première heure du général de Gaulle, est l’un des chefs les plus illustres de la France Libre ; il s’est notamment distingué à Koufra, le 1er mars 1941, en prenant cet oasis du sud du Fezzan (en Libye) aux Italiens, et en Tunisie. Leclerc est seul, parmi les généraux de la France libre, à avoir accepté d’adjoindre des unités entières de l’armée d’Afrique, restées fidèles au maréchal Pétain jusqu’au débarquement anglo-américain du 8 novembre 1942, au Maroc et en Algérie, aux quelques 3000 Français libres qu’il avait amenés avec lui de Libye. Non sans mal, car les tensions entre Français étaient encore très vives, il est parvenu, avec l’apport supplémentaire de plusieurs milliers d’évadés de France par l’Espagne (2 500) à construire une division blindée cohérente et très motivée de 14 500 hommes, belle image de cette union retrouvée que de Gaulle souhaitait instaurer en France sous son autorité.
Leclerc a été informé des intentions du chef de la France Libre dès le mois de décembre 1943 : le capitaine de Boissieu lui a remis un ordre écrit du général de Gaulle le nommant gouverneur militaire de Paris par intérim et Eisenhower en a été informé.
Telle est la genèse des décisions qui se traduisent fin avril-début mai 1944par le transfert de la division en Angleterre, afin de parfaire son instruction. Si elle figure sur la liste des unités qui débarqueront en France, il n’est pas prévu qu’elle participe à l’établissement de la tête de pont en Normandie pas plus que la 3e armée américaine du général Patton, à laquelle, elle est rattachée. Ce n’est qu’à partir du 20 juillet 1944, au moment où la percée du front allemand en Normandie devient prévisible, qu’elle est acheminée vers le sud de l’Angleterre puis embarquée dans la région de Southampton. Elle atteint la plage d’Utah Beach, près de Saint Martin-de-Varreville dans le département de la Manche, le 1er août 1944. La mission de Leclerc est difficile car il dépend hiérarchiquement des Américains auxquels sa division est intégrée et directement du général de Gaulle pour la Libération de la Capitale.

Christine Levisse-Touzé.

 
     

 

 

 
 
 
     
La 4e DIUS et le général Barton
 
 


 
 

 

Août 1944 : tous les combattants alliés du front de Normandie ont les yeux fixés sur la capitale française, mais avec l’espoir de la contourner en la laissant « mûrir » avec des Allemands coupés de leur base. Certes, c’est à la 2e DB,unité française, d’avoir l’honneur d’entrer les premiers. Mais l’aide américaine est décisive, tant en hommes qu’en matériels. La 4e division US accompagne l’effort de Leclerc.
La 4e division et la 2e DB forment le 5e corps d’armée commandé par le général Gerow. La 4e division a pour un chef expérimenté le général Barton.
La 4e division US a un comportement brillant après le 6 juin. Débarqué à Utah Beach, elle participe à la prise de Cherbourg puis à l’opération Cobra où elle a écrasé l’aile gauche allemande, puis a repoussé la contre-attaque de Mortain et a aidé à encercler la poche de Falaise.
Elle comporte entre autres la 102e de cavalerie mécanisée, formée à l’origine d’hommes de la garde nationale du New Jersey, mobilisée à l’entrée en guerre des Etats-Unis (1941) réorganisée en 2 escadrons pour la campagne de Normandie, avec 3 troupes de reconnaissance, une troupe d’assaut à canons autopropulsés et une compagnie de chars légers. Depuis le 27 juillet 1944, la 102e est sous les ordres du colonel Cyrus Abda Dolph 3.

Christine Levisse-Touzé

 

 
         
 
     
     
 

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