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La mémoire de Paris


 
 
 

Soixante ans après, Paris conserve toujours sur les murs de ses immeubles les traces de la Seconde Guerre mondiale. La toponymie a aussi intégré, dès la fin 1944, les noms des héros, Français libres, résistants et résistantes. Plaques, stèles et monuments honorent la mémoire de ses acteurs, de ses martyrs et leurs actions. Et quelques jours seulement après les combats pour la Libération de Paris, les Parisiens eux-mêmes rendaient hommage à leurs combattants.

 

 
     
 
Les Plaques / Les rues et stations de métro / Cérémonies et Hommages / Les Musées et Mémoriaux
 
 

 

 

Rues, stations de métro
 
 
 

 

Juste après la Libération de Paris, des noms de rues ont été changés pour rendre un hommage immédiat aux disparus. Georges Mandel, assassiné par la milice le 7 juillet 1944, donnera son nom à un boulevard dès septembre 1944. Le mois suivant, le Conseil de Paris adopte les noms de Berty Albrecht, co-fondatrice du mouvement Combat, et de Danielle Casanova, organisatrice des comités féminins communistes, toutes deux mortes en 1943. Aujourd’hui encore, la capitale rend hommage à ses combattants comme Henri Karcher, qui fit prisonnier le général von Choltitz et dont une place, près de l’Hôtel Meurice (1er art), porte le nom depuis le 25 août 2002. En août 2004, à l’occasion du 60e anniversaire de la libération de Paris, les noms de Rol-Tanguy, Priou-Valjean, Tollet, Chaban Delmas et Tillon seront donnés à une avenue, deux squares et une place de la capitale.

 

 

 

         
 
Nouveau nom
Ancien nom
 
Observations
 
 



 
  Bir-Hakeim (ligne 6)
"Quai de Grenelle"
  Position dans le désert de Libye tenue héroïquement pendant 15 jours ( 28 mai-10 juin ) par la 1ère Brigade française libre du général Koenig en mai-juin 1942  
           
  Charles Michels (ligne 10)
"Beaugrenelle"
  Fusillé comme otage à Châteaubriant le 22 octobre 1941  
           
 

Colonel Fabien (ligne 2)

"Combat"
  Franc-tireur et partisan  
           
  Corentin Cariou (ligne 7)
"Pont de Flandres"
  Conseiller municipal du 19e arrondissement fusillé comme otage le 7 mars 1942  
           
  Corentin Celton (ligne 12)
"Petits-ménages"
  Résistant, fusillé au Mont Valérien le 29 décembre 1943  
           
  Gabriel Péri (ligne 13)
station ouverte en 1980
  Député communiste fusillé comme otage le 15 décembre 1941 au Mont Valérien  
           
  Guy Môquet (ligne 13)
"Carrefour Marcadet " puis "Marcadet-Balagny"
  Jeune résistant fusillé comme otage à Châteaubriant le 22 octobre 1941  
  Jacques Bonsergent (ligne 5)
"Lancry"
  Fusillé au bois de Vincennes le 23
décembre 1940
 
           
  Marx Dormoy (ligne 12)
"Torcy"
  Ancien ministre de l’Intérieur du Front populaire, assassiné par des militants d’extrême-droite le 26 juillet 1941  
           
  Trinité - d’Estienne d’Orves (ligne 12)
"Trinité"
  Officier de marine, Français libre, exécuté le 29 août 1941 au Mont Valérien  
           
  Stalingrad (lignes 2/5/7)
"Aubervilliers-Boulevard de la Villette"
  Ville russe et bataille décisive remportée par les Soviétiques en janvier 1943 après un an de siège  
           
  Franklin D. Roosevelt (lignes 1/9)
"Marbeuf" puis "Marbeuf-Rond-point des Champs-Elysées"
  Président des Etats-Unis (1932-1945)  

 

Source : Bureau des monuments de la mémoire et de l'Histoire

 

 
 

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