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| Ani L'Exposition I Chronologie I Carte I Informations pratiques I Retour aux archives |
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Cette exposition vise à dresser une typologie complète de la cité médiévale d'Ani. Abandonnée depuis la fin du XIVe siècle, le site a gardé une bonne part de ses secrets et n'a été fouillé qu'à partir de 1892 (jusqu'en 1917) par une équipe russo-arménienne. Ce sont les pièces majeures recueillies au cours de ces campagnes, actuellement conservées au Musée d'Histoire d'Arménie, à Erevan, qui sont présentées ici : environ une centaine d'objets divers en cuivre, bronze, céramique, terre cuite, faïence, bois, os et pierres semi-précieuses (objets de culte ou ustensiles de la vie quotidienne), représentatifs d'un artisanat et des goûts du temps.
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| Sont également exposés une vingtaine de manuscrits des Xle - XIVe siècles, illustrant l'évolution de l'art de la miniature de l'école d'Ani, ainsi que les témoignages des historiographes médiévaux sur le destin d'Ani et sa vie intellectuelle. Enfin des gravures du XIXe siècle, des agrandissements de photographies anciennes (1875-1917) permettront au visiteur de prendre connaissance du site et de ses principaux édifices et de se faire ainsi une idée de la tradition architecturale arménienne. |
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L'exposition est organisée en dix sections, selon le principe suivant : huit sections restituent l'évolution de la ville à travers les dynasties qui se sont succédées à la tête de la ville avec, pour chacune d'entre elles, la présentation des objets, des manuscrits et des édifices s'y rattachant. La section IX est consacrée aux Voyageurs et archéologues au chevet d'une cité millénaire, tandis que la dernière section pose un Regard contemporain sur Ani, celui du photographe Françols Paolini. A travers ces divers éléments, cette exposition suggère la créativité au quotidien d'une ville médiévale maintes fois pillée, dont les principaux attributs matériels ont été enrichir les trésors des envahisseurs. Mais, même ainsi privée de pièces exceptionnelles qui dissimulent cependant souvent les véritables courants de création, l'exposition donne à voir une étape intéressante de la synthèse culturelle qui s'est faite à Ani autour de I'an mil, alliant un héritage antique aux apports les plus divers saisis dans le tourbillon du grand commerce et des échanges qui irriguaient la ville et sa population. Cette exposition est produite par Paris-Musées en partenariat avec l'Union générale arménienne de Bienfaisance (UGAB) et avec la collaboration du musée d'Etat d'Histoire d'Arménie, à l'occasion du 1700e anniversaire de l'adoption du christianisme par l' Arménie. |
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