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Victor
Hugo (1802-1885)
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et lavis d’encre brune sur crayon de graphite, encre noire, fusain,
pierre noire, crayon noir, gouache, parties frottées, feuille de papier
collée sur une toile elle-même tendue sur un châssis Hauteur 0,723 m Largeur 1,258 m Inscriptions sur la base de la croix, au dessus d’un blason, difficilement lisibles, en caractères grecs et latins. Signé et daté : En bas du dessin, à gauche, à la gouache.Victor Hugo 1850. Cadre pyrogravé, peint et doré par Victor Hugo, décoré d’oiseaux, d’insectes et de fleurs et portant sur le montage droit : spes et en bas à droite : Victor Hugo à Paul Meurice Victor Hugo Siège de Paris [5 7bre 1870. 3 février 1871] Hauteur 1,155 m Largeur 1,695 m Provenance : Collection Paul Meurice ; don Paul Meurice (1903) Inv.MVH 40 |
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Parmi
tous les dessins de burgs inspirés au poète par ses différents voyages
sur les bords du Rhin, Le Burg à Croix, exécuté en 1850, est
le plus grand qu’il ait jamais exécuté. Il fit partie de la vente
aux enchères organisée à Paris les 8 et 9 juin 1852 après le départ
du poète à Bruxelles qui suivit le coup d’ État et fut acheté par
Paul Meurice pour la somme de quatre cents francs. Dans sa préface
au catalogue de la vente, Théophile Gautier écrivait : " Nous
n’avons pas encore dit la principale richesse, un dessin magnifique
représentant les bords du Rhin, illustration du livre exécutée par
la main qui l’a écrit. S’il n’était pas poète, Victor Hugo serait
un peintre de premier ordre ; il excelle à mêler, dans ses fantaisies
sombres et farouches, les effets de clair-obscur de Goya à la terreur
architecturale de Piranèse ; il sait, au milieu d’ombres menaçantes,
ébaucher d’un rayon de lune ou d’un éclat de foudre les tours d’un
burg démantelé, et sur un rayon livide de soleil couchant découper
en noir la silhouette d’une ville lointaine avec une série d’aiguilles,
de clochers et de beffrois. Bien des décorateurs lui envieraient cette
qualité étrange de créer des donjons, des vieilles rues, des châteaux,
des églises en ruine ; d’un style insolite, d’une architecture
inconnue, pleine d’amour et de mystère, dont l’aspect vous oppresse
comme un cauchemar ". La croix de procession de Victor Hugo
conservée à Hauteville House dans sa chambre à coucher, servit de
modèle à cette composition. Après son retour en France en 1870, Victor
Hugo refusant que l’œuvre lui soit restituée enrichit cette dernière
d’un cadre gravé et peint, décoré d’oiseaux, d’insectes et de fleurs. |
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