Cette
demeure connut durant 30 année, une intense activité
politique et littéraire. Dans latelier-salon, Scheffer,
portraitiste renommé sous la monarchie de Juillet, recevait
le Tout-Paris artistique et intellectuel. Chacun exposait ses uvres
ou donnait lecture de ses pièces. Delacroix, Géricault
viennent en voisin ; ils retrouvent George Sand avec Chopin et Liszt,
mais aussi Rossini, Tourgueniev, Dickens.
En face, dans un délicieux fouillis de seringas et de rosiers,
latelier de travail était utilisé par Ary Scheffer
et son frère Henry, lui aussi peintre.
Il
y ouvre ses portes à dautres artistes, comme Théodore
Rousseau qui acheva rue Chaptal, La Descente des vaches.
Ce tableau ayant été refusé au Salon de 1835,
Ary Scheffer lexposa en même temps que des toiles de
Paul Huet et Jules Dupré, instituant ainsi une sorte de Salon
des Refusés. Scheffer abrita également dans cet atelier
une partie des collections de la famille royale qui devait quitter
la France.
Cet
atelier, récemment rénové daprès
le tableau de Arie Johannes Lamme, Le Grand atelier de la rue Chaptal
en 1851, accueille aujourdhui des expositions temporaires.
Agrémentée
dune serre et dun jardin, cette propriété
quAry Scheffer loua pendant près de trente ans, fut
achetée à sa mort en 1858 par sa fille unique Cornélia
Scheffer-Marjolin.
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L'Atelier
- salon d'Ary Scheffer
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