Elle
va préserver le cadre où a évolué son
père, conserver son uvre et perpétuer une tradition
familiale de philanthropie. Elle organise un an plus tard une exposition
rétrospective de son père, 26 boulevard des Italiens
à Paris.
Cornélia et son mari René Marjolin vont recevoir des
personnalités telles que Henri Martin, Ivan Tourgueniev ou
Charles Gounod .
Les
ateliers furent délaissés quelques temps avant dabriter
un hôpital de secours en 1870 -1871, hôpital auquel
les époux Marjolin se dévouèrent. Ils servirent
ensuite de lieu dexposition sommaire aux principales toiles
de Scheffer.
En
1899, Cornélia Scheffer-Marjolin meurt. Elle lègue
les toiles de son père au musée Ary Scheffer de Dordrecht
aux Pays-Bas (ville dorigine de lartiste), et la propriété
de la rue Chaptal à Noémi Renan-Psichari (petite-nièce
de Scheffer). Cette dernière installe un grand salon et une
bibliothèque consacrée aux uvres de son père
Ernest Renan dans un atelier, et loue le second à des artistes.
Cest
dans cet atelier-salon que Noémi Renan-Psichari, puis sa
fille Corrie Psichari-Siohan continuèrent à accueillir
le monde des arts et des lettres. Anatole France ou Puvis de Chavannes
à la Belle Epoque, Maurice Denis dans les années vingt,
ou plus récemment André Malraux prirent la suite de
Chopin, de Delacroix ou de Pauline Viardot dans latelier de
la rue Chaptal.
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Ary
Scheffer
Cornélia Scheffer-Marjolin
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