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ROME 1850, Le cercle des artistes photographes du Caffè Greco
ROMA 1850, il circolo dei pittori fotografi del Caffe Greco

 

Musées du Capitole, Rome, 29 novembre 2003 – 25 janvier 2004.
Maison européenne de la Photographie, Paris, 11 février – 18 avril 2004.


Commissariat :
Anne Cartier-Bresson, Directrice de l’ARCP, conservateur en chef du Patrimoine
Anita Margiotta, Responsable des Archives Communales de Rome

 

James Anderson, Escalier de la Trinité des Monts, vers 1855Archives photographiques de la ville de Rome
James Anderson, Escalier de la Trinité des Monts, vers 1855
Archives photographiques de la ville de Rome

Giacomo Caneva, Femme et nourrisson, vers 1850 Musée d’histoire de la photographie Fratelli Alinari,Giacomo Caneva, Femme et nourrisson, vers 1850

Musée d’histoire de la photographie Fratelli Alinari,
Fonds Caneva, collection Ortolani, Florence

Eugène Constant, Tibre et Fort St Ange, vers 1852  Archives photographiques de la Ville de RomeEugène Constant, Tibre et Fort St Ange, vers 1852
Archives photographiques de la Ville de Rome



« Au cœur du dix-neuvième siècle, ce sont encore les milieux artistiques cosmopolites, liés aux académies étrangères, qui pour nous symbolisent la puissance d’attraction de Rome, et la place particulière qu’elle occupe dans le monde de l’art. C’est à ce monde que, dès son invention et pour des raisons multiples, la photographie va être associée. Ce nouveau mode d’expression était amené à transformer non seulement les règles traditionnelles de l’art lui-même, mais aussi celles de sa représentation et de sa diffusion internationale. C’est dans ce contexte que certains artistes, venus de France, d’Angleterre ou d’autres régions d’Italie, présents à Rome autour de 1850, se sont passionnés pour la photographie. Il semble donc naturel qu’ils aient choisi comme point de ralliement le fameux Caffè Greco, situé dans l’environnement immédiat de la Villa Médicis et de la place d’Espagne, au cœur de leur territoire. »
« […]Nous avons cherché à nous concentrer sur les cinq personnalités qui nous ont semblé les plus représentatives des similitudes ou des spécificités du mouvement. Il s'agit de Frédéric Flachéron, Eugène Constant, Alfred-Nicolas Normand, Giacomo Caneva et James Anderson.
Ils avaient en commun leur renommée, due autant à leurs compétences techniques exceptionnelles pour l’époque, qu’à l’écho et aux prolongements artistiques que cette « école » se révèle avoir dans la photographie actuelle. C’est pourquoi nous avons souhaité développer ce dernier aspect. Ainsi, aux côtés de Lorenzo Scaramella, Bruno Plouidy et Philippe Groscaux, qui ont réinterprété dans un strict respect historique certains négatifs originaux présentés, nous remercions particulièrement Martin Becka et Alan Greene de nous avoir montré que la connaissance et la maîtrise des procédés techniques remontant aux années 1850 pouvaient être une réponse à des problèmes esthétiques très contemporains »

Extraits de « Le cercle photographique du Caffè Greco », par Anne Cartier-Bresson et Anita Margiotta introduction du catalogue Rome, 1850, le cercle des artistes photographes du Caffè Greco, Rome, Electa, 2003.

Dans ce même catalogue, article d’Anne Cartier-Bresson «La Méthode romaine, entre prospection et adaptation», pp.15-21.

« L’atelier de restauration et de conservation des photographies de la Ville de Paris (ARCP) a assuré la réalisation de l’exposition, conjointement avec les Archives de Rome (AFC). Pour cette exposition, la section restauration de l’ARCP est intervenue sur les photographies appartenant aux collections françaises.
Une réflexion spécifique a été menée pour la restauration, le montage et l’éclairage des calotypes (négatifs sur papier). Pour ce procédé particulièrement fragile et complexe, rarement exposé, des interventions minimalistes ont été privilégiées, tout en assurant à ces œuvres uniques une conservation optimale.
A partir des négatifs historiques originaux et en respectant les procédés de l’époque, la section reproduction - en partenariat avec deux photographes spécialistes des techniques anciennes, Bruno Plouidy et Lorenzo Scaramella - a réalisé des tirages qui seront également exposés lorsqu’il n’existait pas de tirages originaux.
L’éclairage des œuvres, pouvant être particulièrement nocif pour ce type d’images, a été élaboré de manière très rigoureuse, avec la collaboration de Jean-Jacques Ezrati, ingénieur et éclairagiste-conseil au C2RMF, spécialisé dans la mise en lumière des œuvres patrimoniales. »

Extrait de « L’atelier de Restauration et de Conservation des Photographies », dans Mots-Ecran-Photos, Les carnets de la Maison Européenne de la Photographie, n°23, janvier 2004, pp. 62-63.