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Objectif Paris,
Images de la ville à travers cinq collections photographiques parisiennes

Koweit City, 18 mars – 5 avril 2004, National Council for Culture, Arts and Letters.
Amman, 19 avril – 9 mai 2004, service culturel de l’Ambassade de France en Jordanie, Mairie d’Amman.
Damas, 21 mai – 2 juin 2004, Khan Assad Pacaa.
Beyrouth, 14 juin – 26 juin 2004, Crypte de l’église St Joseph.
Sanaa, 4 août – 28 août 2004, service culturel de l’Ambassade de France au Yemen.

Commissariat
Anne Cartier-Bresson, Conservateur en chef du Patrimoine, Directrice de l’ARCP

 

Lucien Hervé, Du haut de la Tour Eiffel.
Lucien Hervé,
Du haut de la Tour Eiffel.
Bibliothèque historique de la ville de Paris

Brion Gysin, Sans titre, série « le dernier musée ».
Brion Gysin, Sans titre, série
« le dernier musée »
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Musée d'art moderne de la ville de Paris

Martine Franck, Eboueurs
Martine Franck, Eboueurs
Maison européenne de la photographie

« Plus de 164 ans après la naissance du daguerréotype, « aux alentours de la place de la République » , à Paris, cette exposition propose un parcours à travers des photographies provenant de cinq grandes collections parisiennes : le musée Carnavalet, la bibliothèque historique de la Ville de Paris, le musée d’art moderne, le Fonds municipal d’art contemporain et la maison européenne de la photographie.
Elle s’ouvre par les feux d’artifice de l’exposition universelle de 1900, photographiés dans une veine très contemporaine par Gabriel Loppé et s’achève sur la fête du bicentenaire, en décembre 2000, vue par William Klein. Les traces laissées par ces deux évènements majeurs nous rappellent à quel point l’histoire de Paris, depuis Daguerre, est indissociable de celle de la photographie. Qu’il s’agisse de la ville réelle ou de la mise en scène d’une fiction, photographier Paris à l’aube du 21° siècle, relève de la gageure dans la mesure où chaque auteur y est forcément confronté à de grandes images du passé.
[…]Les photographies rassemblées dans le contexte de cette exposition montrent bien cette multiplicité des pratiques, qui expliquent leur présence dans des institutions municipales si diverses dans leurs missions. »
« […]Sortant du cadre traditionnel du musée, cette exposition itinérante est enfin conçue pour être vue dans un grand nombre de pays. Les photographies font partie des objets particulièrement fragiles et sont très sensibles aux effets cumulés de la lumière et des variations climatiques propres à l’itinérance. Il a donc été jugé nécessaire de mettre en place un dispositif particulier qui satisfasse aux conditions de préservation des œuvres dans les collections autant qu’à leur diffusion dans des conditions optimales, permettant une juste appréciation des œuvres présentées. L’exploitation des capacités techniques des différents systèmes de reproduction a donc amené l’Atelier de Restauration et de Conservation des photographies de la Ville de Paris à proposer à chaque photographe ou à ses ayant-droits de réaliser un deuxième jeu d’épreuve contrôlé par leur soin. Lorsque le recours à l’auteur s’est avéré impossible, nous proposons au public un retirage d’après le négatif original (cas d’Henri Manuel, par exemple) ou un contretype effectué d’après le tirage d’époque, comme c’est ici le cas des épreuves d’Eugène Atget ou de Gabriel Loppé. »

Extrait de « Photographier Paris », par Anne Cartier-Bresson, introduction du catalogue de l’exposition : Objectif Paris, Paris, Philéas Fogg/Paris-Musées, 2003.