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Glossaire  
Abécédaire de la photographie

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Calotype : Négatif sur papier inventé par Talbot en 1841 et surtout utilisé vers la fin des années 1850.
Du grec Kalos : beau, le calotype est l'ancêtre du négatif moderne. Une image latente est produite par l'exposition dans une chambre noire d'un papier sensibilisé par des solutions d'iodure de potassium et de gallo-nitrate d'argent. Historiquement, le callotype est utilisé en couple avec les épreuves sur papier salé.

Anonyme, Au Pont de Courcelles, vers 1867. Calotype (18,9*25,3 cm). Paris, Musée Carnavalet.

anonyme, Au Pont de Courcelles, vers 1867,
calotype,
Paris, Musée Carnavalet

Camera obscura : Décrite par Léonard de Vinci, l'invention de la "camera obscura" ou "chambre noire" remonte au XVIème siècle. C'était une pièce dans laquelle des spectateurs pouvaient voir des images d'objets situés à l'extérieur projetés sur un mur. La lumière passait par une ouverture de la taille d'un trou d'épingle. Décrite par Léonard de Vinci, elle était utilisée pour le dessin. Au XVIIIème siècle il en existait de nombreux modèles plus ou moins perfectionnés. Cette installation fut transformée en une boîte portable avec un orifice, une lentille (objectif) et un écran pour visionner. C'est le principe même de l'appareil photographique.

Charbon (tirage au) : Breveté par Poitevin en 1855, ce procédé qui produit des images particulièrement stable fait partie des procédés au bichromates alcalins. Son nom provient du carbone utilisé comme pigment dans la gélatine.

Attribué à Braun et Cie, Les Thermes de Cluny,. Epreuve au charbon (22,9*29,3 cm). Paris, Musée Carnavalet (Car Ph 13167)

A. Braun, Les Thermes de Cluny,
tirage au charbon
Paris, Musée Carnavalet

Attribué à Braun et Cie, Les Thermes de Cluny. Epreuve au charbon (22,9*29,3 cm). Paris, Musée Carnavalet (Car Ph 13167)

A. Braun, Les Thermes de Cluny,
tirage au charbon,
Paris, Musée Carnavalet
(macrophotographie x2)

Châssis-presse : Cadre en bois utilisé pour l'exposition des papiers à noircissement direct. Il sert à maintenir en contact le négatif et le papier sensible pendant l'exposition à la lumière. Le châssis-presse est équipé d'un volet mobile qui permet de contrôler à l'oeil le noircissement progressif de l'image.


Châssis-presse

châssis-presse

Citrate (papier au) : (nommé ainsi car il contient du citrate dans la couche sensible)
Nom parfois donné aux Aristotypes à la gélatine

Collodion (négatif sur plaque de verre au collodion) :  Il est utilisé à partir de 1851 comme liant des sels sensibles. 
(Le collodion est obtenu par dissolution du nitrate de cellulose dans un mélange d'éther et d'alcool)


Gustave Le Gray,
Arc de triomphe,
négatif sur plaque de verre au collodion,
Bibliothèque historique de la Ville de Paris

Collodion humide (plaque de verre au): Introduit par G. Le Gray et F. Scott Archer en Angleterre en 1851, le procédé au collodion humide remplace les plaques de verre à l'albumine pour la prise de vue. Beaucoup plus sensible que ces dernières, il contraignait également le photographe à se déplacer avec son laboratoire sur les lieux de la prise de vue. En effet, les plaques devaient être exposées puis développées juste après leur préparation, pendant qu'elles étaient encore humides, sinon elles perdaient leur sensibilité.
Les couches sensibles au collodion humide ont été utilisées pour fabriquer les ambrotypes, les ferrotypes, les pannotypes. Dans les années 1870, l'introduction des procédés au collodion sec permet de conserver des émulsions sensibilisées plus longtemps. Elles seront remplacées vers 1880 par les plaques sèches au gélatino-bromure d'argent.

Collotype : Cf phototypie

Contretype: Copie d'une photographie reproduite dans la même valeur que l'original (copie négative d'un cliché négatif ou copie positive d'une épreuve positive). 
Si l'on peut obtenir facilement de bons contretypes de photographies contemporaines l'opération est difficile avec les photographies du XIXème siècle, dont l'aspect est difficilement reproductible sur les surfaces sensibles actuelles.

Voir fac-similé


Contretype viré par sulfuration (à g.) et original (à d.) d'Eugène Atget
Paris, Musée Carnavalet

Couleur (photographies en) : Au XIXème siècle Ducos du Hauron et Gabriel Lippman, par des voies totalement différentes, réussirent à produire les premières photographies en couleurs. Il faut attendre le XXème siècle avant qu'apparaissent les premiers procédés couleur commerciaux. Voir autochrome.

Cyanotype : Découvert par Herschel, en 1842, le cyanotype est un procédé de tirage fondé sur la sensibilité à la lumière de certains complexes de fer qui se décomposent pour former du bleu de Prusse. Le tirage est obtenu en exposant à la lumière un papier imprégné de sels de fer et de ferricyanure de potassium. Les cyanotypes ont l'avantage de se conserver généralement bien et d'être bon marché.

Antoine Bourdelle, autoportrait drapé à l'orientale,
cyanotype,
Paris, Musée Antoine Bourdelle.

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