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FRANÇOIS-LOUIS FRANÇAIS

 

Notice établie par
Joëlle Raineau.

 

né à Plombière le 17 novembre 1814
mort à Paris le Paris 28 mai 1897

Originaire des Vosges, Français arrive à Paris à l'âge de quinze ans et devient commis libraire. Ce travail lui permet d'apprendre la gravure sur bois*. A l'Académie Suisse, il rencontre Henri Baron qui lui conseille de s'inscrire dans l'atelier de Jean Gigoux. 
Français commence une carrière de peintre paysagiste (1833). A Barbizon, il rencontre plusieurs artistes notamment Constant Troyon, Jean-Louis-Ernest Meissonier et Jean-Baptiste-Camille Corot. Ce dernier a une véritable influence sur la production du jeune artiste. Par la suite, Français retranscrit par l'estampe* plusieurs tableaux du peintre. Le graveur réalise des pièces importantes représentant des paysages comme par exemple Chansons sous les Saules (1837) ou Parc de Saint-Cloud. En 1838, il participe avec Johannot et Meissonier à l'illustration de Paul et Virginie de Bernardin de Saint Pierre chez Curmer. L'artiste réalise également dix lithographies* pour les Beaux-Arts chez le même éditeur (1843) et collabore à l'illustration des ouvrages de Jean de La Fontaine, d'Eugène Sue, de Rodolphe Töppfer, de Champfleury ou de Nicolas Boileau. Au cours de sa carrière, Français travaille souvent avec Baron, Gavarni, Johannot ou Nanteuil. C'est avec ce dernier qu'il achète un canot à Bougival preuve manifeste que leur collaboration s'est transformée en amitié. L'artiste a donné des illustrations pour Le Diable à Paris (1845) et participe à l'album des Artistes contemporains de Goupil (1847 et 1851). Entre 1846 et 1848, il part en Italie et se rend à Gênes puis à Rome. Tout au long de sa vie le dessinateur fait de nombreux voyages : il va à Naples, à Alger, à Cannes, à Monaco, à Nice, à Villefranche ou à Saint-Jean-Ferrat mais aussi en Dauphiné, en Savoie et en Alsace. Ces divers déplacements ont des répercussions évidentes sur son travail de paysagiste notamment en ce qui concerne l'étude de la lumière. 
Français a aussi collaboré à l'illustration de journaux : Le Magasin pittoresque, Le Musée des Familles, L'Artiste, L'Art, Le Tour du Monde (dessins sur bois). Il signe "Français", mais aussi "Fr." ou "ENF". 
L'artiste expose aux salons jusqu'en 1896. Il obtient une médaille de première classe dans les années 1848, 1855 et 1867, et en 1878, la médaille d'honneur. Premier peintre paysagiste admis à l'Institut, Français devient membre de la section Beaux-Arts en 1890.
En juillet 1853, il est nommé chevalier de la légion d'honneur et le 29 juin 1867, il est promu au grade d'officier. Le dessinateur meurt à Paris le 28 mai 1897.
Pour les œuvres de Balzac, Français commence par illustrer La Peau de Chagrin (1838) avec Baron, Janet-Lange, Gavarni et Marckl. En 1842, il propose des illustrations pour le tome II des Scènes de la vie privée et publique des animaux et en 1846, pour Paris marié.
Pour l'édition Furne, l'artiste ne produit qu'une seule planche dans le tome I (1846) gravée par Caqué. La Maison de Balzac conserve le bois de cette illustration représentant Ginevra di Piombo.

 

 
 

François Louis Français a réalisé un dessin pour l'édition Furne de La Comédie humaine.

Cliquez sur un élément de la liste pour voir l'illustration correspondante :

Ginevra di Piombo
LA VENDETTA, Furne, 1846, t.I

 

Liste des oeuvres de François-Louis Français conservées à La Maison de
Balzac

 

 

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