© ................................
 

Charles-Emile Jacque

 

Notice établie par
Joëlle Raineau.

 

né à Paris le 18 mai 1813
mort à Paris le 7 mai 1894

Jacque entre en apprentissage à dix-sept ans chez un graveur géographe mais il s'engage presque aussitôt dans l'armée pour sept ans (il participe au siège d'Anvers). A la fin de ses obligations militaires en 1830, il étudie les maîtres du XVIIe siècle flamands et hollandais. Sa première eau-forte* connue est une Tête de femme d'après Rembrandt. En effet, les oeuvres de ce peintre servent systématiquement de modèles lors de l'apprentissage des graveurs.

Jacque se rend en Angleterre : il illustre les Œuvres de Shakespeare mais aussi l'Histoire de la Grèce (rééditée par Curmer en 1841). De retour en France, il grave de nombreuses pièces originales*. L'artiste exécute principalement des petits sujets à la pointe sèche* et à l'eau-forte, technique dont il se fait une véritable spécialité. Entre 1842 et 1843, il dessine sur bois et grave à l'eau-forte de nombreuses vignettes* pour La Pléiade, Les Contes des temps passés ou Le Jardin des Plantes. Jacque réalise également des lithographies* satiriques pour les journaux comme le Magasin pittoresque et l'Illustration. Dans Le Charivari, il présente des charges* sur les militaires et les médecins. Il apporte aussi sa collaboration au Musée Philipon (1842-43). Ses séries Milatariana, les Malades ou les Médecins connaissent une grande popularité auprès du public. Jacque propose également avec Louis Marvy deux albums Eaux-fortes et vernis mou (1843). En 1845, il expose une eau-forte au salon. Jacque choisi d'utiliser des grands formats, notamment pour La Truffière (1845) et La Bergerie (1859) considérées comme ses meilleures pièces à l'eau-forte.
En 1848, il expose son premier tableau au salon et rejoint, l'année suivante à Barbizon, son ami Cabat ainsi que Millet. Ce dernier a une grande influence sur l'œuvre de l'artiste. Jacque représente des scènes de la vie de campagne : animaux, travaux des champs, paysages, assez proches du style de Millet. 
Jacque imprime et édite lui-même ses planches avec son fils Emile, également peintre animalier. Tout deux utilisent les souscriptions* pour annoncer leurs nouvelles parutions. Auparavant, Jacque faisait souvent appel à l'imprimeur Delatre et aux éditeurs Picot et Avénin. 
Paul Prouté a dressé l'inventaire de l'oeuvre gravé de l'artiste : 640 pièces ont été recensées dont plus de 380 eaux-fortes et pointes sèches, 91 illustrations à l'eau-forte, 59 gravures de reproduction, 111 lithographies et 2 clichés sur verre.
En 1851 et 1867, Jacque obtient la troisième et la deuxième médaille au salon comme graveur et en 1889, il remporte le Grand prix. Il meurt à Paris le 7 mai 1894. Le dessinateur appartient à une famille d'artistes. En dehors de ses fils Emile, Frédéric et Maurice, son frère Léon est également peintre et graveur.

Pour l'édition Furne, Jacque n'a produit qu'une seule illustration dans le tome II (1842). Charles Tamisier en est l'interprète. Ce graveur sur bois* a réalisé onze pièces pour cette entreprise.

 

 

 
 

Charles Emile Jacque a réalisé un dessin pour l'édition Furne de La Comédie humaine.

Cliquez sur un élément de la liste pour voir l'illustration correspondante :

Gobseck
GOBSECK, Furne, t. II, 1842

 

 

 

haut