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Notice établie par
Joëlle Raineau. |
Né à Paris le 11 janvier 1818.
Mort à Paris le 16 juillet 1862.
Lavieille est surtout connu comme graveur sur bois* mais il semble avoir travaillé occasionnellement comme dessinateur. Dans la mesure où les trois illustrations qu'il donne pour l'édition Furne ne portent que sa signature, il est probable que les dessins soient de sa main.
Fils d'un tapissier dont il apprend la profession, Jacques Adrien Lavieille est également le frère aîné du peintre paysagiste Eugène Lavieille.
A l'Ecole des Beaux-Arts, il rencontre Tony Johannot avec lequel il devient ami et qui l'entraîne dans l'atelier d'Henri-Désiré Porret.
Johannot et Porret se sont associés pour introduire la gravure sur bois de bout en France et forment le jeune homme à ce nouveau procédé.
Fréquentant les peintres de Barbizon, Lavieille rencontre Charles-François Daubigny, Jean-François Millet et Charles-Emile Jacque. Il réalise de nombreuses gravures d'après leurs tableaux. C'est d'ailleurs avec Jacque qu'il part en Angleterre en 1837. Par la suite, il grave plusieurs dessins de l'artiste comme par exemple Le Poulailler (118 bois). Il réalise aussi avec Jacque un
Album de sujets rustiques (1859) et grave
Les quatre parties du jour d'après Millet.
Lavieille retourne en Angleterre à plusieurs reprises. Il va aussi en Russie avec Horace Vernet (1842) où on lui propose une place de professeur à l'Académie de Saint-Pétersbourg. Ne souhaitant pas se faire naturaliser Russe, il décline la proposition.
Le graveur a participé à l'illustration de nombreux journaux notamment
L'Artiste, l'Illustration, le Magasin pittoresque ou
Le Charivari.
Il a gravé des planches pour les romans d'Eugène Sue, le Gil Blas de Lesage mais aussi pour
Les Français peints par eux-mêmes d'après Gavarni, Tony Johannot et Henry Monnier et pour
Les Contes drolatiques de Balzac (un titre et dix-sept illustrations d'après Gustave Doré).
L'artiste expose aux salons de 1848 à 1859 et obtient une médaille d'or en 1849.
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