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* Infos pratiques :
Maison de Balzac
47, rue Raynouard
75 016 Paris
métro Passy / La Muette
RER C : Radio France - Kennedy
Bus : 32, 52, 70, 72
ouvert tous les jours sauf
lundi et jours fériés,
de 10h à 18h.
* tarifs :
plein tarif : 4€
tarif réduit : 3 €
tarif jeune (14 à 26 ans inclus) : 2 €
GRATUIT pour les jeunes jusqu'à 13 ans inclus.
* Contacts presse :
Direction des Affaires Culturelles de la Ville de Paris
Danièle Guyot
tél : 01 42 76 65 66
Florence Deluol
tél : 01 42 76 67 92
fax : 01 42 76 67 33
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« De la plume à l’écran -
Balzac en 3D » invite à découvrir les métamorphoses
subies par les œuvres romanesques lorsqu’elles sont adaptées à la
troisième dimension. Extraits de films, photographies, dessins
de décorateurs ou de costumiers, gravures anciennes, déclinent
une ample gamme, depuis la simple allusion jusqu’aux créations
les plus inattendues, et montrent que les termes « fidélité », « pillage », « trahison », « respect », « pastiche » ne
suffisent en aucun cas à restituer les complexes relations
du théâtre ou du cinéma avec La
Comédie humaine.
Balzac fait partie des écrivains qui ont suscité une production
cinématographique considérable. On recense aujourd’hui plus
de 170 films produit d’après son œuvre, dans au moins une
quinzaine de pays. Eugénie Grandet a ainsi été interprétée
non seulement en France, mais encore aux Etats-Unis, en Italie, au Mexique, en
URSS, en Espagne. Les adaptations théâtrales, encore plus nombreuses,
ont commencé du vivant même de l’écrivain, le plus
souvent à son insu, et à sa grande colère. Le visiteur de
l’exposition est confronté d’emblée à plusieurs
versions cinématographiques échelonnées dans le temps (de
1921 à 2004), présentées simultanément, et montrant
la pension Vauquer : toutes diffèrent. La lecture du texte de Balzac,
en fond sonore, souligne l’importance des interprétations. La question
est ainsi posée : l’écart au texte est-il inévitable,
qu’apporte-t-il de neuf, quelle part prend la création dans la restitution
d’un roman ?
Indépendamment du scénario, la représentation dans l’espace
contraint à créer un environnement, un fond pour l’action.
Elle oblige également à incarner des personnages. La fidélité est-elle
davantage de mise pour le décor ou le choix des acteurs qu’elle
ne l’est pour le récit ? Le décor joue de fait une part souvent
essentielle dans l’intrigue romanesque. Il en va de même avec le
physique des personnages, traité dans l’exposition au travers d’Eugénie
Grandet (différentes versions entre 1910 et 1994), et peut-on présenter
une histoire d’amour au cinéma avec une héroïne ayant « la
tête énorme, le front masculin », le nez « un peu trop
fort », le velouté de la peau détruit par une petite vérole
?
Des dessins de costumier au style libre et imaginatif, très éloigné de
la plate illustration, font ressortir l’intérêt non seulement
pour les habits, mais aussi pour la psychologie du personnage, dont les visages
sont parfois étonnamment travaillés. La même imagination
créatrice transparaît dans les notes et les croquis des décorateurs
et le travail de documentation précède celui de l’imagination,
avant la phase d’adaptation aux contraintes matérielles.
A l’issue de l’exposition, le visiteur sera libre de se poser une
autre question : les versions théâtrales ou cinématographiques
modifient-elles sa perception de La Comédie humaine ? « De
la plume à l’écran », par ricochet, devient alors de
l’écran au livre. Il est vrai que la richesse même de la création
suscitée par l’œuvre de Balzac ne peut que suggérer,
en retour, la redécouverte de ses œuvres.
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