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Plan de la Maison de Balzac établi par
Geneviève Renisio et Jean-Paul Boulanger, architectes, 1986.
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De taille
modeste, il comporte cinq pièces:
1. une salle à manger, face à l'entrée
2. la chambre de Balzac, orientée à l'ouest, côté jardin
3. un salon
4. un cabinet de travail, dans l'angle sud-ouest
5. une chambre d'amis, dans l'angle est
Ainsi qu'une cuisine - qui sert aujourd'hui de caisse pour le musée - , et deux
petits cabinets.
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On
raconte qu'il existait un escalier dérobé dans la maison de Passy,
escalier que l'écrivain aurait emprunté pour fuir ses créanciers. Mais
qu'en est-il vraiment ?
Sur une photographie de René Messager, antérieure à 1949, on peut voir une trappe donnant sur un escalier mais
ce dernier ne
menait qu'au premier étage. Quant à la trappe, située dans un réduit
à droite de la salle à manger, on ne sait pas si elle existait du temps
de Balzac. C'est donc par un deuxième escalier, non dérobé, que l'écrivain
pouvait s'enfuir par la rue Berton... |
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On ne
connaît pas beaucoup de documents concernant la maison ou son aménagement
intérieur du temps de Balzac. Seuls quelques lettres, contrats et
calepins du cadastre nous renseignent aujourd'hui. Étonnamment,
l'écrivain n'en fait pas non plus mention dans La Comédie humaine,
contrairement à ses autres lieux de résidence. On possède cependant
quelques informations intéressantes.
On sait tout d'abord qu'il n'y avait ni véranda ni vestibule en 1840 : on
entrait directement par la salle à manger. De plus, la cheminée en
faïence qui se trouve dans cette pièce ne fut installée que
tardivement, sous Napoléon III.
Quant aux murs, ils étaient tendus de tissu, et plus particulièrement de
"perse" dans les chambres (lettre à Mme
Hanska, juillet 1842). Le salon
enfin était de couleur violette (lettre à Mme
Hanska, janvier 1844).
Aujourd'hui,
le musée occupe l'ensemble de l'appartement ainsi que le premier étage.
Chacune de ses salles est consacrée à un thème relatif à Balzac ou à
son oeuvre. Les thèmes retenus et les objets présentés sont
régulièrement renouvelés par le biais d'expositions-dossiers.
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C'est
la pièce la mieux documentée de la maison, car elle est souvent
évoquée dans la correspondance de l'écrivain. Tendue de velours rouge
avec des cordons de soie noire (lettre à Mme Hanska,
avril 1842), les livres y occupaient une place
importante, de même qu'une partie du "bric à brac" que
l'écrivain amassait pour son hôtel de la rue Fortunée, acquis en 1846.
Ce cabinet fut partiellement réaménagé dès 1914 à partir du fauteuil et
de la
cafetière de l'écrivain.
Cafetière, épreuves corrigées des Illusions
perdues et livres de la bibliothèque d'Honoré de Balzac.
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Il fut
créé en 1910 à l'initiative d'un homme : Louis Baudier de Royaumont. La
ville de Paris l'acquit ensuite, trente-neuf ans plus tard, mais ne put
l'ouvrir au public qu'en 1960, une fois l'ensemble des locataires
partis.Toute la maison put alors être affectée au musée.
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