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Ce n'est qu'en 1860,
sous l'impulsion du baron Haussmann, que Passy passe du statut de
village indépendant à celui de quartier de la capitale.
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Passy et Chaillot vus de Grenelle. 
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Avant cette date en effet, aux 17e et 18e siècles, Passy était un
village bâti sur une colline où l'on venait prendre les eaux. Châteaux,
hôtels particuliers et couvents y étaient nombreux, environnés de
vastes jardins. Un peu plus loin, d'autres parcelles faisaient l'objet
d'une exploitation agricole et viticole.
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Tout au long du 19e siècle, Passy reste un village agréable où l'on
vient danser aux bals du Ranelagh, ou encore prendre les bains à l'école
thermale de natation, quai Billy (actuel quai de New-York). Des
personnalités prestigieuses s'y installent toujours, tels les frères
Delessert, fondateurs de la Caisse d'épargne, ou encore le compositeur
Rossini.
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Le Ranelagh. "Aristocratique
polka". Lithographie de Aubert extraite des Physionomies des Bals
publics, 1845. Musée Carnavalet.
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Aujourd'hui, la maison de Balzac, la parcelle qui lui est adjacente et
la rue Berton, en contrebas, font partie des rares vestiges qui témoignent
des belles heures de ce Passy campagnard et plaisant.
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La maison de
Balzac, entrée rue Berton. |
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De l'autre côté de
la rue Berton, face à la maison, se trouve l'ancien hôtel de Lamballe.
Cet hôtel fut pendant un temps la maison
de santé du docteur Blanche, où les écrivains Gérard de Nerval
(1808-1855) et Guy de Maupassant (1850-1893) furent internés, ainsi que
le compositeur Charles Gounod (1818-1893).
Morcelé dans les années 1920, l'état racheta ce qui restait du
domaine et en fit don à l'Etat turc pour l'établissement de son
ambassade.
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L'hôtel de Lamballe
par Charles Lansiaux, début du 20e siècle. Musée Carnavalet.
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