Des femmes se sont
engagées dans la résistance antinazie dans tous
les pays d’Europe occupés par l’Allemagne.
Elles ont fait ce choix contre l’occupant par conviction
politique, par patriotisme ou pour d’autres motifs personnels.
Des centaines de résistantes françaises et de combattantes
polonaises de l’armée de l’ombre ont été
déportées dans les camps extérieurs de femmes
de Buchenwald. Certaines ont été torturées
par la Gestapo, mais quelles qu’ont été leurs
souffrances, elles n’ont pas abandonné leur volonté
de résister, qui s’est renforcée avec l’approche
des Alliés.
Parmi les prisonnières
politiques, il y a eu également des femmes arbitrairement
arrêtées, en représailles aux actions de résistance.
Le groupe de résistantes politiques le plus important est
celui des 3.000 Polonaises qui ont été arrêtées
à Varsovie par la police de sécurité, au
cours du soulèvement de l’été 1944.
Elles ont été déportées dans des camps
de concentration et n’ont aucun espoir, pour elles, d’être
relâchées.
Les prisonnières
politiques se constituent bientôt en groupes nationaux,
qui jouent un rôle déterminant dans les kommandos
extérieurs de femmes. A Hasag-Leipzig, le plus grand kommando
extérieur de femmes du camp de Buchenwald, les Polonaises
occupent la plupart des fonctions dirigeantes à l’intérieur
du camp. Les groupes constitués parviennent à créer
des moments de liberté dans la vie quotidienne du camp
et organisent des activités culturelles, qui ont pour but
de soutenir le moral et le courage des femmes. Des jeunes filles
et des femmes juives du camp extérieur de Leipzig participent
à ces activités. Malgré la menace de punitions
sévères, les idées et les tentatives de résistance
ne manquent pas.